Comment je suis sortie de la vallée de la perte et j’ai guéri


Meditation

«Dans nos vies, le changement est inévitable, la perte est inévitable. Notre bonheur et notre liberté reposent sur la faculté d’adaptation et la facilité avec lesquelles nous faisons l’expérience du changement. » Bouddha

L’univers conspirait contre moi, j’en étais sûr. À l’âge de trente-six ans, j’avais raté tout ce que je voulais accomplir dans la vie : mon mariage, mes grossesses, mes deux chiens et finalement ma maison. Le modèle familial parfait que j’essayais de construire désespérément s’était définitivement brisé.

Vivant seule et inquiète pour mon avenir, je me préoccupais de ce qui pourrait ou ne pourrait pas arriver, car tout ce que j’avais essayé jusque-là avait échoué.

J’ai commencé à douter de moi-même, car je ne savais pas si tous mes efforts étaient utiles désormais. L’anxiété et la tristesse ont envahi mon cœur et j’ai commencé à boire pour oublier, parce que je n’étais vraiment pas en mesure de trouver comment m’aimer moi-même après toutes mes déceptions.

Puis, pour couronner le tout, j’ai découvert que mon père avait des métastases au niveau du colon et ce fut un choc dévastateur. Je ne sais pas comment cela avait pu arriver. En tant qu’infirmière, je pouvais déjà voir ses yeux enfoncés dans les orbites, ses lèvres et sa peau pâles et cendrées, ainsi que le manque d’énergie dans sa démarche.

Tout chez lui me disait qu’il était en train de mourir, mais quand on aime quelqu’un, il est facile de voir ce que l’on veut voir.

Égoïstement, j’avais besoin de le voir comme le père en bonne santé et fort que je connaissais. Le père sur lequel je pouvais compter pour des conseils et ses encouragements. Mais le plus important : j’avais besoin qu’il reste l’homme qui m’avait aidé lors des périodes les plus désastreuses de ma vie.

Le fait est qu’il ne ressemblait pas au beau chevalier ; mais c’était mon père qui m’avait aimé et m’avait sauvé. C’était lui qui, dans sa camionnette Toyota noire, parcourait plus de 300 kilomètres de Paris à Strasbourg pour me sauver d’un mari violent. Il m’a littéralement aidé à me relever après que mon mari m’avait jetée à terre et tenté de m’étouffer.

C’était mon père qui, sans aucune question ni reproche, m’avait reconduit, avec le peu de choses que j’avais, à la maison pour me soigner. Et c’est mon père qui m’avait aidée à engager un avocat pour demander le divorce.

Quand j’ai appris que mon père, cet homme digne de confiance, était sur le point de mourir, l’image symbolique des métastases envahissant ma vie surgit dans mon esprit, mais je la refusais. Je continuais à être perdante.

Comment allais-je survivre à toute cette perte ? Est-ce qu’il me resterait quelque chose ou est-ce que je m’endurcirais au point de devenir la coquille d’un être vide ?

Malgré mes suppliques et mes tentatives de compromis avec l’univers, mon père est décédé un vendredi. Le vendredi 21 juin, jour du solstice d’été, que même le soleil ne pouvait éclairer. C’était mon heure la plus sombre.

À 22 heures précises, mon père rendit son dernier souffle. Ce n’est que lorsque le pompier est venu le chercher, qu’il a placé son corps sans vie dans un sac en plastique blanc et que j’ai entendu le son de la fermeture éclair, que je me suis retournée vers ma mère en paniquant comme un enfant et que je lui ai dit avec une intonation de doute : «Je ne reverrai jamais mon père?»

Elle me regarda sans comprendre alors que le raz-de-marée de panique s’abattait sur moi et que je me noyais dans le chagrin.

Beaucoup de gens fuient le chagrin quand ils perdent quelqu’un qu’ils aiment. Ils étouffent le son et la fureur des sentiments en s’anesthésiant de différentes manières. J’aurais facilement pu mettre fin à ma vie ou choisir de continuer à vivre dans la tristesse, mais au lieu de cela, quelque chose de plus grand que moi a commencé à apparaître dans ma vie. Une forme de spiritualité a surgit qui m’a aidé à ressusciter.

J’ai commencé à me poser les grandes questions comme : «Que puis-je faire d’autre ? Qu’est-ce que la vie me réserve ?” Pourquoi est-ce que j’endure tout ça ? »

Au cours des mois suivants, je me suis investie dans de nouvelles activités afin de prendre soin de moi, telles que l’écriture, la méditation et simplement rester dans le silence.

Je me suis dit que c’était bien de vivre chaque instant et de prendre la vie telle qu’elle venait.

Mais le plus important : j’ai senti que j’étais guidée spirituellement, à travers mes rêves et mon intuition, vers ma propre sagesse intérieure qui me montrait comment guérir et activer ma force spirituelle à travers la perte que je vivais.

« Vous pouvez perdre d’autres personnes sans vous perdre. »  

« Vous pouvez subir une perte sans être perdu.»

Vivre au-delà du chagrin et de la perte est une évolution rendue possible par un ensemble de décisions commençant par la CONFIANCE.  Confiance dans le processus, confiance en soi-même tout au long du processus, confiance dans le fait que vous pourrez guérir et vous épanouir à nouveau.

Si vous êtes en deuil maintenant…

1. Sachez que le temps est votre ami

Nous apprenons tous à lâcher prise à notre manière, parfois lentement, parfois rapidement. Parfois par étapes, parfois d’un seul coup. Puis tout recommence. C’est un processus dans lequel on peut avoir confiance.

Choisissez d’être patient avec vous-même. Donnez-vous la permission de pleurer et de regarder la télévision si vous en avez l’envie

Cela peut prendre des mois ou des années pour surmonter un deuil important et accepter que la vie ne soit plus la même. Quelle que soit la manière dont les choses ont changé, soyez bon avec vous-même : ne vous mettez pas de pression supplémentaire et ne provoquez pas de changements importants.

Ne cherchez pas à faire plaisir à tout le monde, à effectuer absolument toutes les tâches de la journée ou à rester en contact avec tout votre entourage. Parfois, il vous faudra toute votre énergie pour passer la journée, et ce n’est pas grave. Parfois c’est suffisant comme ça.

2. Acceptez-vous, où que vous soyez, à chaque moment

Le chagrin n’est pas toujours linéaire ou facile. Permettez-vous d’être triste, d’être calme, de rire et de redevenir triste. Perdre tout attachement à tout ce qui peut se passer de manière particulière. Je me souviens qu’un jour j’étais en train de soigner des malades et d’avoir dû quitter la chambre à cause de mes larmes et de ma tristesse. Quand cela arrive, accueillez-le et laissez-faire.

Bien qu’il faille un effort pour recommencer à vivre dans le présent et ne pas s’attarder sur le passé, souvenez-vous de qui vous êtes à chaque instant – une belle âme qui gère des émotions éphémères – et sachez que cela suffit.

3. Laissez vos larmes couler

S’il y a une chose que je fais bien, c’est pleurer. Vous autorisez-vous à sangloter ? Laissez votre chagrin surgir puis disparaître. Exprimer les émotions durant un deuil est normal et les larmes font partie de ce processus.   Il n’y a aucune raison d’être gêné ou d’essayer de réprimer vos larmes. Pleurer est une réponse humaine normale à une émotion et présente de nombreux avantages pour la santé, notamment un soulagement de la tristesse et des effets apaisants.

Chaque fois que vous autorisez un aspect de votre souffrance à s’exprimer puis à s’en aller, vous guérissez.

Une pratique spirituelle efficace et qui m’a donné un grand soulagement était de savoir que quelle que soit la perte que j’avais vécue dans la vie, je pouvais m’aimer de toute façon. Rappelez-vous que vous n’êtes pas votre chagrin et que vous êtes digne d’amour, toujours.

Bien que j’aie traversé la vallée de la perte, je n’y habiterai pas. Et vous ne devez pas non plus

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