10 choses à savoir pour conserver de solides amitiés


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« Un ami est quelqu’un avec qui tu oses être toi-même. » ~ Frank Crane

Des études montrent que le sentiment d’être relié aux autres est un besoin humain fondamental. Le sentiment d’appartenance a un impact non seulement sur notre santé mentale, mais également sur notre bien-être physique. Cela réduit les risques de maladie et augmente la longévité.

Bien que la recherche soit claire dans ce domaine, les statistiques suggèrent également que notre niveau de lien social est en baisse. Les médias sociaux peuvent nous aider à être plus largement connectés, mais ils ne remplacent généralement pas les rencontres avec des amis.

Il semble qu’une fois adultes, nous ne sommes pas très bons en amitié. Les gens se plaignent qu’il est difficile de se faire des amis et de conserver les amitiés existantes, après avoir quitté l’école. C’est en grande partie parce que nous sommes occupés par le travail et la famille, mais je me demande s’il n’existe pas d’autres raisons en dehors de ces facteurs extérieurs.

En grandissant, j’avais un idéal bien précis sur ce à quoi ressemblait la «vraie amitié», que j’avais tiré principalement de livres, de la télévision et de films : vous avez une meilleure amie avec qui vous partagez tout, vous trainez avec elle 24 heures sur 24 et vous vieillissez avec elle – contre vents et marées, et bien sûr avec bonheur pour toujours

Seule ma réalité semblait différente, ce qui m’a fait sentir qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas chez moi.

Je me suis également débattue parce que je me sentais comme le petit canard noir. Je suis métisse (moitié chinoise, moitié allemande), je suis née et j’ai grandi en Allemagne, en étant très consciente du fait que je paraissais différente, ce que je ne peux tout simplement pas cacher. Mes parents m’ont dit d’être fière d’être différente, mais je ne voulais rien de plus que de ressembler aux autres car je sentais que ma différence m’isolait.

J’étais un enfant terriblement timide. J’ai toujours trouvé difficile d’approcher d’autres enfants et j’ai commencé à me sentir invisible pour les autres.

Je voulais tellement avoir un sentiment d’appartenance et j’aurais tout fait pour me sentir intégrée, mais comme je m’étais convaincue que j’étais trop différente, j’ai finalement arrêté d’essayer. Au lieu de cela, j’ai prétendu que je m’en fichais. Je voulais que personne ne voie que j’étais perturbée. D’apparence, j’étais confiante et forte, mais je feignais toujours et je ne l’étais jamais (jusqu’à beaucoup plus tard dans la vie). En bref, je faisais le contraire d’être moi-même.

La conviction que personne ne m’avait remarqué ne me quittait plus à l’âge adulte, jusqu’à ce que je réalise finalement que je n’étais pas invisible mais que je me cachais. J’avais construit un mur épais autour de moi.

En tant qu’adulte, je peux voir que je n’étais probablement pas si différente des autres. Combien d’entre nous grandissent en pensant que nous devons prétendre être quelqu’un que nous ne sommes pas pour faire partie d’un groupe et être aimés ? Combien d’entre nous font encore cela maintenant à l’âge adulte ? N’est-il pas ironique qu’en portant un masque, nous obtenions le contraire de ce que nous souhaitons et rendions impossible une véritable relation ?

Au fil des ans, j’ai beaucoup appris sur le fait de laisser des personnes pénétrer mon univers et de créer des liens significatifs. J’ai parcouru un long chemin depuis cette petite fille peu sûre d’elle, qui se cachait derrière un mur et se sentait isolée. Si vous avez eu du mal à nouer des amitiés et à les conserver, mes leçons pourraient peut-être vous aider.

1. Toutes les amitiés ne sont pas égales

Les amitiés ne sont pas « à taille unique », mais se présentent sous différentes formes. Un ami n’a pas à répondre à tous vos besoins. Il est plus naturel d’avoir des amis dans différents domaines de votre vie. Cela ne fait pas un ami «moins que», et cela est beaucoup plus sain que d’avoir des attentes indues vis à vis d’une personne.

Par exemple, beaucoup de mes amis proches habitent loin et nous ne partageons plus notre vie quotidienne, mais je sais que je peux toujours compter sur eux. Ensuite, il y a des gens que je viens de rencontrer. Parfois, la connexion se fait instantanément avec certaines personnes, mais avec d’autres, cela prend plus de temps pour établir une relation profonde. J’ai aussi des connaissances et, même si nous ne partageons pas de sentiments profonds, il est toujours amusant de nouer des liens par le biais d’expériences et d’intérêts communs.

Une fois que nous avons compris à quoi l’amitié peut ressembler, nous pouvons établir des liens qui, sans cela, auraient été impossibles.

2. La relation est à double sens

La qualité de la relation dépend de ce qu’apportent les deux personnes. Le lien risque de se briser si vous attendez de l’autre ce que vous n’êtes pas prêt à lui donner.

Cela ne s’applique pas seulement à ce que vous êtes prêt à faire pour l’autre personne. Vous présentez-vous de manière authentique ? Permettez-vous aux autres de vous voir tel que vous êtes ? Êtes-vous prêt à vraiment connaître l’autre personne, y compris ses secrets qui peuvent vous sembler pesants et douloureux ?

3. Les gens ne peuvent respecter vos besoins et vos désirs que si vous les exprimez

Nous nous attendons souvent à ce que les autres non seulement lisent dans nos pensées, mais aussi soient sur la même fréquence que nous sur tous les sujets. Le résultat est que si vous n’avez pas clairement exprimé à votre ami ce que vous attendez de lui, il est probable qu’il n’en n’ait aucune idée.

Mais rappelez-vous également que vous n’avez pas le «droit» d’exiger des autres qu’ils répondent à vos besoins et à vos désirs. Soyez prêt à ce que les autres ne puissent pas ou ne veuillent pas vous donner ce que vous voudriez qu’ils vous donnent.

Vous connaissez le dicton : «C’est dans les coups durs qu’on reconnaît ses vrais amis ? »  Eh bien, je ne suis pas tout à fait d’accord. Cela suppose qu’il existe une règle non écrite sur la façon dont les amis doivent se comporter, mais il peut y avoir plusieurs raisons pour lesquelles ils pourraient ne pas être en mesure de vous aider autant que vous le souhaiteriez.

Par exemple, lorsque ma mère est décédée, mes amis ont réagi de différentes manières. Je comprends tout à fait que beaucoup de gens se sentent mal à l’aise par rapport à la mort, à tel point qu’ils ne puissent pas en parler. J’ai donc accepté de ne pas pouvoir en discuter avec tous mes amis.

Heureusement, quelques amis ont pu être près de moi. Cette expérience m’a appris à formuler mes besoins et à demander de l’aide. Certains jours, le soutien dont j’avais besoin était de pouvoir en parler et pleurer, mais d’autres jours, je voulais rester seule. L’unique façon pour mes amis de le savoir était que je leur dise.

4. Vous n’avez pas besoin d’être d’accord sur tout

Peut-être que ça ne concerne que moi, mais je ressens le besoin d’être d’accord sur tout avec mes amis. Les désaccords sur les plus petites choses me causent un certain malaise. C’est alors que j’ai tendance à ne pas être moi-même, en ne disant pas ce que je veux vraiment pour ne pas fâcher l’autre. C’est ce à quoi sert le compromis, n’est-ce pas ?

Je m’efforce donc de me rappeler à chaque fois qu’il est normal d’être en désaccord et d’accepter ce sentiment de malaise insignifiant que je ressens encore, même si je sais que cela n’aura aucune incidence sur l’amitié.

Cela étant dit, parfois un désaccord est un signe ce n’est pas une personne avec laquelle je veux être amie – il y a certains aspects, certaines choses qui ne me conviennent tout simplement pas. Clarifiez bien ces aspects en question et ne vous préoccupez pas pour le reste.

5. Vous n’êtes pas obligé de vous aimer tout le temps

C’est à coup sûr une réminiscence du fantasme hollywoodien. Vous aimez-vous tout le temps ? Moi non. Je peux être de mauvaise humeur ou l’esprit dans le vide. Il y a des aspects en moi que je n’aime pas et que je cherche à changer.

La même chose vaut pour toute autre personne. Non seulement nous avons tous nos mauvais jours et faisons parfois des choses stupides, mais nous pouvons aussi avoir des côtés dérangeants pour les autres, que l’amitié permet d’atténuer. Si c’est le cas, vous pouvez peut-être les accepter chez vos amis et vous concentrer sur le reste au lieu de vous énerver dessus ou d’essayer de les changer.

6. L’amitié a besoin d’appréciation pour s’épanouir

Ne prenez pas une amitié pour argent comptant, qu’elle soit petite ou grande, montrez à l’autre personne que vous l’appréciez et que vous l’aimez, exprimez-lui votre gratitude. Surtout quand nous connaissons quelqu’un depuis longtemps, nous pouvons nous attendre à ce qu’ils sachent ce que nous ressentons. Certes, c’est probablement le cas, mais c’est toujours agréable de l’entendre aussi.

7. Tout le monde ne donnera pas autant que vous

Tout comme nous fixons nos propres limites et décidons ce que nous sommes prêts à donner, tous les autres ont le même droit et les limites de chacun sont différentes.

Alors que de solides amitiés impliquent naturellement des concessions mutuelles, cela ne devrait pas être un prêté pour un rendu. Ne comptez pas et n’attendez de recevoir autant que ce que vous donnez. Donnez parce que vous le voulez, non pas parce que vous vous sentez obligé ou que vous désirez quelque chose en échange.

8. Les rancœurs effritent les relations

Je suis assez bonne rancunière. Je sais aussi que c’est mon mode d’adaptation pour essayer de me protéger contre les blessures et les déceptions.

Voici un secret : ça ne marche pas ! D’autre part, est-il utile de prouver que vous aviez «raison» ? Êtes-vous même sûr que vous aviez « raison » ? Mettez-vous à la place de l’autre personne ; connaissez-vous sa vie ? Exprimez-vous lorsque vous êtes contrarié, percez l’abcès et passez à autre chose. Mais rappelez-vous :

9. Les amitiés solides exigent des limites claires

Les limites sont si importantes et beaucoup d’entre nous ne sommes malheureusement pas très doués pour a) identifier nos limites b) veiller à ce qu’elles soient respectées et c) s’éloigner quand elles ne le sont pas.

Personnellement, j’apprends encore à exprimer mes limites dans deux domaines principaux. D’abord, je suis en partie introvertie et, même si j’aime rencontrer les gens, cela peut aussi m’épuiser. Dire non à une invitation ou quitter une réunion quand ma limite est atteinte n’est toujours pas aisé, mais ça devient plus facile. Il s’agit de prendre au sérieux mes propres besoins et de les expliquer à mes amis.

Deuxièmement, les gens ont tendance à s’ouvrir facilement à moi et à venir souvent me demander conseil. Même si je veux aider les gens et surtout mes amis, je suis toujours en train de me demander où se trouve ma limite. Je ne veux pas assumer un rôle unilatéral de «conseiller» dans une amitié, car cela me crée inévitablement du ressentiment. Je suis consciente qu’il s’agit autant pour moi de me mettre naturellement dans ce rôle que de répondre aux attentes des gens à mon égard.

Les personnes changent

Êtes-vous la même personne que vous étiez il y a dix ans ? Voire même un an ?

Nous changeons tous, et surtout quand nous connaissons quelqu’un depuis un moment. Il est naturel de supposer que nous savons tout sur eux.

J’aime cette citation de George Bernard Shaw : «Le seul homme que je connaisse qui se comporte raisonnablement est mon tailleur : il prend mes mesures à chaque fois qu’il me voit. Les autres continuent avec leurs anciennes mesures et attendent toujours qu’elles m’aillent. »

Êtes-vous toujours à l’écoute ? Êtes-vous curieux ? Avez-vous de l’intérêt ?

Parfois, nous changeons tellement que nous nous séparons et ce n’est pas grave. Le fait que nous puissions être si éloignés l’un de l’autre et que nous ne voulons plus être amis ne nous enlève pas toute la joie et le plaisir que nous avions dans le passé.

Bien que je ne me souvienne plus de mon idéal en amitié et que le temps l’a déformé, je prends une décision consciente concernant les personnes avec lesquelles je veux passer mon temps. Les critères peuvent changer au fil du temps et c’est à moi d’en décider.

Mon seul conseil est le suivant : ne mettez pas un terme à une relation trop vite parce que vous avez été déçu, blessé, que votre égo a été meurtri ou que vous ressentez de la rancœur.

Si quelqu’un est important pour vous, parlez-lui. Trouvez une nouvelle façon de devenir amis, une solution qui fonctionne pour vous deux. Mais acceptez aussi que les gens ne soient pas là pour répondre à vos attentes ou correspondre à l’image que vous en avez construite dans votre tête.

Rappelez-vous que les relations, sous quelque forme que ce soit, enrichissent nos vies de façon incalculable. Ouvrons nos cœurs et nos esprits pour en faire l’expérience !

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