Commencez votre journée du bon pied grâce à l’état d’esprit Magic Morning ou comment se lever tôt peut améliorer votre vie


Magic Morning : la puissance des rituels

«Ce que neuf mois d’attention font pour un embryon, quarante levers matinaux le feront progressivement pour ton sentiment d’unité grandissante.» ~ Rumi  

Nous sommes probablement tous d’accord pour dire que les séances de manucure, les bains et les soirées cinéma dans le canapé expriment tous l’importance de prendre soin de soi. Mais je crois qu’il est temps – en fait, il est plus que temps – d’approfondir et de revendiquer ce que  cela  signifie vraiment. Il est également temps de considérer le fait de prendre soin de soi comme un impératif, de l’extirper du bas de notre liste de choses à faire et de l’y mettre fermement au sommet.

Les soins que je me prodigue sont devenus mon carburant et mon moteur. Lorsque je prévois régulièrement du temps sur mon planning pour des choses telles que les loisirs, les discussions avec ma sœur et les moments de réflexion, je reste connectée à moi-même et aux choses auxquelles j’adhère ou non.

Prendre soin de moi consiste à faire le ménage dans ma tête grâce à mon journal intime et aller au gymnase. Cela consiste aussi à dire à mon mari : «Je ne peux pas préparer le dîner pour nous ce soir, mon amour ; je dois prendre un peu de temps seule et me faire un bain après une longue journée », puis le faire sans culpabiliser.

Ce qui est miraculeux, c’est que plus je prends du temps pour moi et plus je déborde de générosité et de patience pour les gens que j’aime le plus. Voyez-vous comment cela fonctionne ? Plus je me donne du temps, plus je peux en donner aux autres dans un état de plénitude.

Nous ne rêverions jamais de traverser un pays sans nous arrêter pour prendre du carburant ou nous restaurer, ou encore d’essayer de conduire avec un réservoir vide. Pourtant, nous semblons penser que nous pouvons continuer à tirer sur notre corde sans qu’il y ait de conséquences.

Quand je repense à mon propre cheminement sur le plan physique, émotionnel et spirituel, et afin de me réapproprier ma vie à tous les niveaux, je constate que tout a commencé avec la décision d’arrêter de se préoccuper autant de ce que les autres pensaient de moi et de faire de mon mieux-être et de mon bonheur, à nouveau mes priorités.

J’ai commencé à remarquer que, lorsque je m’autorisais à m’exprimer dans l’instant, alors même que ma voix tremblait, je quittais la conversation avec un sentiment de plénitude, sans ces émotions persistantes que je n’écoutais pas.

Quand je n’ai pas dit ce que j’avais à dire et que je n’avais pas exprimé mes opinions et mes besoins, je me suis retrouvée chez Best Buy en train de crier au responsable du service-client parce que j’avais tellement de tristesse et de colère refoulée à force d’être « gentille » et d’accumuler les choses.

Plus j’étais honnête avec moi-même concernant le respect de mes besoins, plus je pouvais être moi-même avec ceux qui m’entouraient.

Tout a commencé il y a plus de dix ans. Je venais de déposer mon fils à l’école maternelle. Alors que j’étais assise dans ma voiture devant le café où j’avais prévu de travailler pendant quelques heures, je me suis retrouvée incapable de sortir de la voiture.

J’ai senti les larmes commencer à monter, mais elles n’étaient pas encore prêtes à couler. Après tout, je n’avais pas vraiment de quoi pleurer, n’est-ce pas ? Mon fils était en bonne santé, mon mari m’aimait beaucoup, il tirait un revenu régulier de son travail et j’avais la liberté de créer une entreprise.

Notre maison était chaleureuse et richement meublée. Nous avions des amis et de la famille à appeler. Certes, ma sœur et ma mère étaient à des milliers de kilomètres, et mes meilleures amies étaient sur les côtes opposées. Mais, heureusement, j’avais trouvé quelques nouvelles amies avec qui partager l’aventure d’une maternité précoce. Elles étaient ma bouée de sauvetage et je suis sûr que je l’étais aussi pour elles.

Pourtant, je me suis assise dans ma voiture, envahie par un brouillard mental, incapable de pénétrer dans le café. Tout ce que je pouvais penser était : «Qui diable suis-je maintenant ? Où est donc ce moi que je connaissais parfaitement ? Qui suis-je donc en train de devenir ?

C’est à ce moment que le téléphone a sonné. C’était ma sœur (intervention divine). Elle m’a demandé comment j’allais et c’est tout ce dont j’avais besoin. Les vannes se sont ouvertes et le flot de larmes a commencé à se déverser.

« Qu’est-ce qui se passe ? Ça va ? » demanda-t-elle.

«Oui, non, oui… eh bien, tout le monde va bien, je vais bien, c’est juste… je ne sais pas ce que je ressens… Je suis juste… triste. » Il y avait un certain soulagement à m’autoriser à pleurer et à le dire à voix haute. C’était comme si une valve trop serrée avait été relâchée.

Pendant notre conversation, j’ai réalisé qu’une partie de moi se cachait depuis un moment. C’était la partie de moi qui avait abandonné peu à peu celle que j’étais. Au fur et à mesure que je devenais une femme, une mère, la résidente d’un nouvel État et une propriétaire, des parties de moi qui étaient habituées à plus de liberté, à plus d’expression et à moins de contrainte pour dire ma vérité ont commencé à apparaître. Ces parties de moi étaient frustrées, blessées, tristes et prêtes à s’enfuir.

Mais je savais que je ne pouvais pas revenir en arrière, avant d’être mariée et d’être mère. Je ne pouvais pas m’enfuir non plus parce que le sol devant moi était devenu incertain. Je ne savais pas comment j’allais assumer tous ces nouveaux rôles tout en conservant un sens à ma vie. Toute mon attention était maintenant focalisée sur le maintien en vie d’un autre humain et sur l’épouse de cet homme qui était maintenant ma seule famille dans ce nouvel endroit.

Au lieu de m’enfuir, j’ai simplement implosé, mais c’est arrivé lentement, avec le temps, de sorte que je ne m’en étais pas rendu compte.

Au cours des dernières années, nous nous sommes efforcés de créer une entreprise, d’élever un bébé et de construire une maison. Mon corps s’était soumis aux exigences de mon cerveau et de ma liste de tâches, et là maintenant, après des années de souffrance et d’épuisement, mon corps était prêt à être de nouveau entendu.

De retour dans la voiture, ma sœur m’a demandé la chose qui allait changer la trajectoire de ma vie : elle m’a demandé si j’avais envie d’aller à un cours de yoga. Elle a dit qu’elle se souvenait d’une période dans nos vies où je criais sur les toits mon enthousiasme pour le yoga. Certes, cela faisait des années que je me tenais sur mon tapis, les mains devant mon cœur.

Après avoir cessé de pleurer, je lui ai promis de suivre un cours.

Le lendemain matin, j’étais dans ce magnifique studio bleu azur et or qui allait devenir mon point d’ancrage au cours des deux années suivantes.

J’ai pleuré pendant presque tous les cours de yoga pendant les six mois qui ont suivi. J’ai lentement commencé à sentir mon corps s’éveiller. Je pouvais ressentir les parties de moi qui s’étaient cachées, commencer à apparaître et à me parler sur ce tapis. Chaque pose me faisait lentement revenir à qui j’étais et sculptait le nouveau moi en devenir.

Environ six mois après le début mon cours de yoga, Deborah, ma professeure énergique, m’a proposé une formation intensive de six mois pour devenir formateur. Même si je n’avais aucune envie d’enseigner le yoga, j’ai ressenti un Oui immédiat dans mon cœur et dans mon corps.

La formation avait lieu un mercredi et un samedi sur deux. C’était la première fois que je m’éloignais de mon fils régulièrement. La culpabilité que je ressentais était lourde, mais je savais que je devais faire ça, je savais que c’était ce dont j’avais besoin pour que je puisse réellement être présente quand je me trouvais à la maison et apporter à ma famille ce qu’elle méritait.

L’un des aspects de la formation des professeurs de yoga était de s’engager à pratiquer tous les jours, plus précisément tous les matins. En tant que jeune mère qui ne dormait pas assez, je ne voulais pas renoncer à mes heures de sommeil matinal.

Mais, j’ai fait confiance à Deborah en tant que guide et mentor. Elle m’avait appris à communiquer avec mon corps et mes émotions à un niveau plus profond que je n’avais jamais considéré auparavant. Par les mouvements, l’écriture et les méditations , elle m’a montré comment reconnaître mes déclencheurs émotionnels et relâcher ma tension, afin que je ne la maintienne pas dans mon corps pendant des années (comme je l’avais fait toute ma vie). Alors j’ai décidé à contrecœur d’essayer ce truc de yoga le matin.

Je me suis dit : «Je pourrais commencer par grappiller cinq minutes de sommeil. » C’est ainsi que tout a débuté. La magie est née dans ces cinq premières minutes.

J’ai remarqué que quelque chose changeait en moi au cours des premiers jours de ma nouvelle expérience : celle d’une personne qui se réveille un peu plus tôt pour bouger son corps, méditer et respirer.

J’ai remarqué que ma patience avec mon fils se renforçait et que les choses que je trouvais normalement frustrantes devenaient amusantes. J’étais plus paisible lors des changements d’activité et mon fils a commencé à le remarquer aussi. À trois ou quatre ans, il m’a dit que j’avais l’air heureuse. C’était toute la motivation dont j’avais besoin.

Ensuite, je suis passée à dix-quinze minutes, et les jours où mon fils se réveillait plus tôt, je lui laissais un petit panier de jouets et de livres qui l’occupait pendant que je terminais ma séance. Il y avait parfois des matins où il avait juste besoin d’être pris dans les bras ou câliné, et c’était très bien ainsi.

J’ai réalisé que c’était vraiment une situation en pleine évolution et qu’il n’aurait pas quatre ans indéfiniment. Il ne servait à rien d’être rigide face à quelque chose qui était censé m’aider à retrouver plus de paix et de joie.

Au cours de la décennie suivante, mon yoga matinal s’est transformé en Magic Morning : plus je pratiquais, plus je découvrais que les synchronicités, les rires, l’abondance et bien plus commençaient à arriver avec grâce et aisance.

Je crois que cela est vrai pour tout le monde. Si vous cherchez à mieux prendre soin de vous-même, de votre mental, de votre corps et de votre esprit, c’est le matin où tout commence.

Que votre pratique matinale soit brève ou longue, qu’elle inclut le yoga ou la danse, une heure ou cinq minutes d’écriture, vous en retirerez toujours un bénéfice pour le reste de la journée.

La façon dont vous commencez votre journée lui donne le ton. En la débutant avec l’état d’esprit Magic Morning, vous serez enclin à être plus calme, plus joyeux, plus connecté à vous-même et à mieux exprimer vos besoins. En accordant la priorité au fait de prendre soin de vous et en l’inscrivant en tête de votre liste de tâches, vous reconnaissez que vos besoins sont importants.

En quoi consiste mon MAGIC MORNING ?

M – Mouvement A – Alignement G – Gratitude I – Intuition (ou intention) C – Connexion

Comment pouvez-vous débuter ?

1. Commencez par poser l’intention de créer un état d’esprit Magic Morning en trois étapes.

2. Si vous avez du mal à vous réveiller, engagez-vous à vous coucher un peu plus tôt (même quinze à vingt minutes feront toute la différence)

3. Décidez ce que vous voulez faire pour votre esprit, votre corps et votre âme (vous trouverez quelques idées ci-dessous).

4. Préparez-vous au succès – déposez un tapis de yoga la veille au soir ou préparez votre journal et quelques stylos. (Je ne peux pas vous dire combien de stylos j’ai usé au fil des ans.)

5. Soyez doux avec vous-même en commençant par cinq minutes.

6. Observez ce que vous ressentez tout au long de la journée après avoir pratiqué le Magic Morning.

Quelques idées pour vous lancer

Mental

  • Écrivez vos rêves.
  • Il suffit d’écrire d’un seul trait, même si c’est vraiment bizarre et que vous écrivez des mots insensés. Faites-le simplement.
  • Écrivez dix à quinze affirmations avec JE SUIS ; par exemple : je suis engagé, je suis aimé, je suis heureux, je suis léger.
  • Écrivez des pensées ou des idées qui flottent dans votre tête jusqu’à ce que vous vous sentiez plus léger.
  • Écrivez dans votre journal tout ce qui se passe pendant ces séances afin que vous puissiez réfléchir à votre évolution au fur et à mesure.

Corps

  • Mettez votre chanson préférée et dansez.
  • Faites trois à cinq salutations de yoga au soleil.
  • Étirez-vous et déplacez-vous de manière à vous sentir bien dans votre corps.
  • Faites des pompes et des sauts jusqu’à ce que votre corps soit chaud.
  • Écrivez dans votre journal tout ce qui se passe pendant ces séances afin que vous puissiez réfléchir à votre évolution au fur et à mesure.

Esprit

  • Asseyez-vous tranquillement pendant trois à cinq minutes en écoutant simplement votre respiration.
  • Choisissez une méditation guidée.
  • Méditez comme bon vous semble (le nombre de méditations disponibles est immense).
  • Commencez même par une minute de silence total et voyez comment vous vous sentez.
  • Écrivez dans votre journal tout ce qui se passe pendant ces séances afin que vous puissiez réfléchir à votre évolution au fur et à mesure.

Comme pour toutes les nouvelles choses de la vie, vous pouvez être enthousiaste pendant les premiers temps sur le fait d’entamer votre matinée avec un peu de magie, mais ensuite vous pouvez trouver que vous avez moins de temps certains jours que d’autres. Au cours de la dernière décennie de pratique du Magic Morning, j’ai eu de longues périodes où je me sentais enthousiaste et où je me réveillais assez tôt pour profiter d’une longue séance matinale de soixante à quatre-vingt-dix minutes. Mais certains jours, je ne pouvais pratiquer que pendant cinq à dix minutes.

Je peux sentir la différence au cours de ma journée lorsque je choisis d’investir plus de temps le matin. Mais je ne me flagelle pas si ma séance doit être plus courte. La recette magique est de rester ouvert et flexible et de ne l’aborder qu’un jour à la fois.

Tant que vous consacrez un moment important à vous-même chaque matin, vous dites oui à votre bien-être et à votre joie, et vous restez en contact avec vous-même.

Adoptez pleinement cette pratique et remarquez les changements qui se produisent dans votre journée et dans votre vie en priorisant vos propres besoins et en vous plaçant en haut de votre liste de tâches.

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